Faire une microliste

via curbly

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J’adore ce qui est petit. Une unité minimale. Le plus petit bloc de code que je peux réutiliser. Comme un bloc LEGO. J’adore le micromanagement de mon temps. J’aime comment un simple petit changement peut apporter de grands bénéfices à mon efficacité.

Cette semaine, je m’intéresse aux microlistes.

La microliste, un outil puissant.

Qu’est-ce qu’une microliste? En résumé, c’est simplement une liste minimaliste. Ça peut-être une liste de n’importe quoi, vraiment. Dans le domaine du travail, par exemple, il peut s’agir d’une liste de to-do. Le seul critère pour qu’elle soit une microliste est qu’elle doit être petite, limitée. Petite comment? Comme règle de base, disons que la liste complète ne doit pas être plus grande que la paume de votre main. Une microliste devrait ainsi être capable de tenir en entier sur un simple post-it.

Le problème avec les listes traditionnelles

Dans le cadre de notre travail, souvent sans s’en rendre compte, nous établissons des listes. Sur papier, dans un classeur Excel, sur notre iPhone, dans notre tête. En fait, il y a de fortes chances pour qu’en ce moment même, vous soyez inconsciemment en train de gérer plusieurs listes simultanément dans votre esprit, résidus de votre journée de travail. Le problème avec les listes, c’est qu’elles s’allongent. Particulièrement dans le domaine des TI, nous avons tendances à décortiquer toutes les étapes que nous voulons faire. Nous précisons chaque processus par une série d’items qui s’ajoute sur notre liste de choses à faire. Au bout du compte, nous gérons des dizaines de liste comprenant des dizaines (voir même plus) d’items chacune.

Un autre problème est que ces listes demeurent rarement fixes. Elles se meuvent, sont vivantes, se mutant invariablement. On ajoute un item, on en reformule un autre. On ajoute une note entre parenthèses à un item déjà existant. À mon avis, une liste doit être fixée dans le temps et l’espace, comme une photographie. Sinon on perd trop de temps à gérer son évolution.

Avec toutes ces listes, pas étonnant qu’à la fin de notre journée notre cerveau ait besoin de repos.

Reprogrammer notre cerveau

– La microliste tente de nous dégager de toutes ces listes en essayant d’être droit au but.
– La microliste se limite à environ 5-6 items. MAXIMUM.
– Chaque item ne doit faire qu’une seule ligne de texte.
– Chaque ligne doit faire tout au plus 10 mots. MAXIMUM.

That’s right! 10 mots seulement. C’est un exercice de style en soi!

Au premier abord, ce n’est pas vraiment convivial. Surtout si l’on est habitué d’avoir tout dans le détail «pour ne rien oublier». Hé bien le voilà, le problème! Nous sommes dans une société où l’oubli se paye parfois trop cher. Du coup, on en demande moins à notre cerveau, se fiant à toutes ces listes, et sans elles, ont manque de direction!

En se limitant à quelques items d’une dizaine de mots seulement, on reprogramme notre cerveau à fonctionner. Voici quelques arguments pour étayer mes dires. En s’imposant ces contraintes, on force notre cerveau à:

  • être imaginatif
  • faire preuve d’initiative
  • réapprendre à utiliser sa mémoire
  • se refaire la main à l’interprétation des mots

Un petit exemple

Prenons un exemple commun, la fameuse liste d’épicerie. Celle-ci a l’avantage de déjà contenir des items courts: pain, lait, fromage, oeufs, etc.

Pourquoi ne pas faire une microliste d’épicerie plus évocatrice, moins lourde, plus naturelle:

  • Pâté chinois
  • Déjeuners pour la semaine
  • Lunchs
  • Souper grec

Ok, c’est exemple est assez simpliste, mais je crois qu’il illustre bien ce que je veux exprimer. Au supermarché avec cette liste, notre cerveau doit décortiquer par lui-même les ingrédients nécessaires pour faire un repas grec. Plus encore, il doit se rappeler quels sont les ingrédients dont nous disposons déjà à la maison.

Notre esprit a perdu la faculté de faire des déductions par lui-même. Réapprenons cela! La microliste doit nous servir d’outil comme un aide-mémoire, et non comme un livre de recettes. C’est sa seule utilité. Ainsi, notre cerveau n’a besoin que de lire et interpréter seulement 4 items, pas une vingtaine pour arriver au même résultat. Il faut mettre en perspective que notre matière grise a beaucoup plus de facilité, en général, à traiter les données qu’à les mémoriser. Que préfériez-vous avoir à retenir:

  • Souper grec

-ou-

  • Feta
  • Tomates italiennes
  • Ail frais
  • Jus de citron
  • Olives Kalamata
  • Artichaut
  • Origan
  • Pita grec

Application dans un contexte de travail

Récemment, j’ai tenté de mettre en application cette doctrine. Chaque fois que je commençais une liste, je m’efforçais à la rendre le plus minimaliste possible. Et franchement, après quelques jours de pratique, j’adore cela. Je me sens plus libre, moins cloisonné dans ma préparation. Je me sens prêt à arriver à une réunion de travail sans aucune liste. Ça aussi ce sera satisfaisant!

Et vous, qu’elles sont vos méthodes pour gérer vos listes? Avez-vous développé des techniques qui vous rendent plus efficace dans votre travail? Comment partagez-vous/échangez-vous vos listes avec vos collègues?

Partagez vos secrets!

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