La théorie du locker room

Montreal Canadiens locker room display at the ...

Image via Wikipedia

Je sais que ce n’est pas très français comme titre. Mais «La théorie de la chambre des joueurs » il me semble que c’est trop long et que ça manque de woompff.

Mon patron est un grand adepte de cette théorie. Il joue dans une ligue de hockey sur une base régulière alors j’imagine qu’il a pu vérifier cette théorie. Cette théorie stipule simplement que les vrais problèmes se règlent à huis-clos, dans le locker room, entre joueurs. On a tous vu ces célèbres scène de locker room dans le téléroman Lance et Compte, alors que ça brassait pas mal entre deux périodes. Plus tard d’autres scènes semblables sont restées marquées dans le film Les boys.

Alors c’est ça la théorie du locker room. Dans la chambre des joueurs, il se créé une espèce d’énergie qui fait en sorte que l’équipe trouve un moyen de se relever, de se redonner du courage, de l’énergie, le désir de vaincre pour les mener à la victoire. Comme une espèce d’adrénaline collective sur-multipliée.

Un heureux hasard

Au travail, je fais parti d’une équipe de développement distribuée. Je suis à Saint-Félix-de-Valois, dans Lanaudière. Un des mes collègues n’est pas très loin, à Joliette. Mon patron se promène un peu partout, entre le bureau, à Brossard où sont nos autres collègues, et Montréal, Toronto, la Montérégie et partout au Canada. On travaille dans le cloud, donc on peut sans cesse entrer en communication et collaborer ensemble sur nos projets.

Mais en janvier dernier, nous avons pu réellement goûter à la théorie du locker room. Nous étions exceptionnellement tous au bureau en ce beau et froid vendredi matin; nous avions une sortie d’équipe prévue pour le week-end. C’était un hasard. Nous sommes très rarement tous présents au bureau.

Et c’est là qu’on a eu un pépin. Il y a quelque chose qui s’est mis à dérailler sur un serveur. Puis sur un deuxième. En une heure, comme une traînée de poudre,  le problème s’était répandu à toute notre ferme de serveurs de développement et de test. Comme nous étions tous là, nous avons pris un bureau et nous l’avons transformé en QG de gestion de crise. Nous avons pu travailler ensemble chacun sur  la partie du problème correspondant à notre champ de compétences. Pour une des rares fois, nous travaillions en même temps et au même endroit sur le même problème.

C’était bruyant!! Chaque membre de l’équipe n’avaient qu’à s’étirer le cou pour faire part de ses avancements. Nous n’arrêtions pas d’interagir. Nous alimentions nos idées. Tout en travaillant en mode urgence, nous faisions un énorme brainstorming. Tout un chacun, nous nous motivions à rester focussé sur la crise. C’était très stressant mais en même temps extrêmement stimulant.

Conclusion

En moins de deux heures, toute la crise était réglée, résorbée, corrigée, et nous avions même établi un protocole de vérification pour éviter que cela ne survienne à nouveau. Nous n’aurions jamais été capable d’être aussi rapide et efficace chacun dans notre coin. La théorie du locker room, cette fois du moins, a prouvé toute son efficacité.

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Une réflexion sur “La théorie du locker room

  1. […] Plusieurs Gurus de la méthode Scrum ou Kanban préconisent cette approche, parce qu’elle permet de mettre de l’avant la théorie de la chambre des joueurs (the locker room theory). […]

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